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Petit historique de l’orgue en Aquitaine

La Région Aquitaine englobe cinq départements (Dordogne, Gironde, Landes, Lot-et-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques) correspondant à l’ancien Duché de Gascogne avec également le Périgord et le Pays Basque (entités culturelles indépendantes) ainsi que le Béarn (ancienne possession des Comtes de Foix). Bordeaux est la capitale de l’Aquitaine.

L’orgue est connu en Aquitaine au moins depuis la fin du XIVème siècle (la date de 1395 pour Orthez, est pour l’instant la date la plus reculée que nous ayons trouvé !). Sous l’influence des Espagnols et des Anglais, l’orgue s’installe peu à peu dans la région. Des facteurs venus de l’Angleterre (Haon, de Héman, …), d’Allemagne (Schmidt) et du Sud de la France (Dom Bedos, Micot, Lépine, etc.) vont, du XVIè au XVIIIè s., embellir les édifices religieux de la région.

Il faut attendre le XIXè s. pour que des artistes s’installent définitivement en Aquitaine : Joseph Isnard, Simon Baïssac-Labruyère, Nicolas et Jean-Baptiste Henry, Trouillet, Georges Wenner et Jacques Götty, Gaston Maille, Auguste Commaille et Michel Roger à Bordeaux ; les frères Magen à Agen et Jeandel à Dax.

Le XXè s. a vu quelques créations (Guîtres, Mérignac, Saint-Étienne-de-Baïgorry, Urrugne, Bordeaux : Saint-Augustin, C.N.R., Saint-André ; Saint-Cyprien, Saint-Astier, Belvès, Saint-Vincent-de-Paul, Blanquefort, …) et des restaurations exemplaires (Bordeaux : Sainte-Croix, Saint-Michel, Temple du Hâ ; Saint-Sever, Aire-sur-l’Adour, Nay, Oloron-Sainte-Marie, Pau : Conservatoire). Mais de nombreux instruments ont été malmenés, bricolés voire détruits. À l’heure actuelle des instruments demanderaient une restauration urgente (Bordeaux : Saint-Paul, Saint-Pierre, Saint-Martial, Sainte-Eulalie ; Libourne : Saint-Jean-Baptiste ; Bergerac : Saint-Jacques, Verdelais), mais par manque de moyens ou bien par désintérêt de la part des propriétaires, ces restaurations tardent à venir.